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La Typographie


1221 : Caractères mobiles chinois en bois.
1390 : Caractères mobiles coréens en bronze.
1450 : Gutenberg ouvre l'ère moderne de l'imprimerie.
1456 : Edition de la célèbre "Bible".
1700 : Premier dessin d'un caractère moderne "le romain du Roy".
1797 : Première presse totalement métallique.
1814 : Première presse mécanique.
1818 : Lorilleux invente l'encre moderne d'imprimerie.
1887 : Mergenthaler met la Lynotype au point, qui peut composer et fondre toute une ligne de caractères d'un bloc.

Lanson invente la Monotype, sur un principe différent, la ligne est assemblée, mais par lettres et blancs, ce qui autorise et facilite les corrections ultérieures.La Lynotype est monobloc, clavier et fondeuse. La Monotype comprend un clavier à part, qui perfore une bande (système jacquard) cette bande perforée commande à son tour la fondeuse. Ces deux machines justifient automatiquement les textes, et peuvent traiter 5 000 à 8 000 signes à l'heure. On arrive là à l'aboutissement de la typographie "plomb".

L'impression typographique

Les caractères sont donc en relief, assemblés par lignes, phrases, pages, encadrés, serrés, et mis sur la presse à platine ou à cylindre. Sur ces mêmes presses, nous pouvons utiliser d'autres "reliefs à imprimer".

  • Les bois gravés, lettres en bois pour affiches.
  • Les clichés modernes type "Nyloprint".
  • Le Linoléum (procédé artisanal, plutôt artistique).
  • Les clichés métalliques obtenus par gravure mécanique, chimique, photographique.
  • Les clichés plastiques ou platotypie.
  • La galvanotypie.
Les diverses formes de presse appliquant ces procédés :

- Les presses à vis du type Gutenberg, ou les modèles identiques perfectionnés par la suite.

- Les presses à platine, le format reste limité, en raison des pressions mises en jeu. La plus ancienne : la Minerve commandée par pédale. Les plus répandues, les célèbres "Heidelberg".

- Les presses «plan contre cylindre". La pression est fortement exercée sur la ligne tangente au cylin­dre, pression plus élevée qu'avec une platine d'où possibilité de formats plus importants. Dans cette gamme de presse à cylindre, il existe toute une gamme de variantes, évoluées ou rus­tiques, ayant des adaptations modifiées selon de nombreux cas particuliers d'impression. (Machines en blanc, à retiration, à un tour, à réaction, etc...).

Dans cette famille, apparaissent les rotatives, dont le "marbre" est également un cylindre, appelé cylindre porte-cliché. Des moulages de l'antique forme de plomb, par l'intermédiaire de carton, (flans) plastique, zinc, gomme, etc..., permettent de fabriquer une forme "typo" (coquille) pouvant "s'enrou­ler" autour du "marbre" cylindrique. Les rotatives à format fixe sont utilisées surtout par la presse, celles à format variable, à feuilles ou à bobines, permettent des changements de cylindres dont le déve­loppement correspond au format choisi.